Retraite - Indépendants et professions libérales

Indépendant : ta retraite sera
de 35% de tes revenus. Voici comment changer ça.

Thomas Poinsard
CGP Indépendant - Lyon - ORIAS #24001667
Mars 2026 · 6 min de lecture
Retraite TNS PER Indépendant

En France, le taux de remplacement moyen pour un travailleur non salarié (TNS) est de 35% de ses derniers revenus professionnels. Pour un salarié du privé, ce taux dépasse 70% (source : DREES, Les retraites et les retraités, édition 2024). Autrement dit : à travail égal, l'indépendant touchera deux fois moins à la retraite.

Ce n'est pas une fatalité. C'est un vide que les bons outils comblent — à condition de commencer suffisamment tôt. Et suffisamment tôt, ce n'est pas à 55 ans.

Je suis Thomas Poinsard, CGP indépendant à Lyon, ORIAS #24001667. Chez Ma Stratégie Patrimoniale, j'accompagne des professions libérales et des indépendants pour construire leur retraite supplémentaire des années avant qu'elle soit urgente. Voici ce qu'il faut savoir et ce qu'il faut faire.

Dans cet article, tu vas comprendre :
pourquoi la retraite des TNS est structurellement faible · les erreurs qui aggravent l'écart · et les trois leviers concrets pour compenser.

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Le problème : pourquoi les indépendants partent avec un handicap.

Le taux de remplacement est le rapport entre la pension de retraite et le dernier revenu professionnel. À 35% pour un TNS, cela signifie qu'un indépendant gagnant 5 000 euros nets par mois touchera environ 1 750 euros de retraite obligatoire. Le reste — 3 250 euros par mois — est à construire soi-même.

La raison : les cotisations retraite des TNS sont calculées sur une base plus faible que celles des salariés, et les régimes obligatoires (SSI pour les commerçants/artisans, CIPAV pour les libéraux) offrent des droits moindres. La logique est la même : tu cotises moins, tu recevras moins.

Profil Taux de remplacement moyen Retraite estimée pour 5k nets/mois
Salarié privé 70-75% ~3 500 euros/mois
Fonctionnaire ~75% ~3 750 euros/mois
TNS / libéral 30-40% ~1 750 euros/mois
Exemple anonymisé

Une professionnelle libérale, secteur santé, 42 ans, revenu net mensuel 4 800 euros. Simulation retraite obligatoire à 65 ans : 1 620 euros/mois. Écart avec son niveau de vie actuel : 3 180 euros/mois. Capital nécessaire pour générer ce complément via un patrimoine financier (hyp. +4%/an) : 954 000 euros. Ce capital se construit — si on commence maintenant.

Les erreurs courantes : ce qui aggrave l'écart.

Erreur 1 : commencer trop tard

La plupart des indépendants pensent à leur retraite après 50 ans. À 42 ans, avec un horizon de 23 ans, un versement mensuel de 400 euros sur un PER génère un capital significativement plus important qu'un versement de 1 200 euros pendant 8 ans en partant de 57 ans — même avec le même effort financier total. Les intérêts composés travaillent pour toi uniquement si tu leur donnes le temps.

Erreur 2 : compter uniquement sur le PER

Le PER est puissant fiscalement, mais il a une limite : l'argent est bloqué jusqu'à la retraite (hors cas de déblocage anticipé). Un indépendant qui met tout sur le PER se retrouve sans liquidité en cas de coup dur professionnel. La retraite supplémentaire se construit sur plusieurs jambes — pas sur une seule.

Erreur 3 : ne pas optimiser la structure de rémunération

Pour les indépendants en société, la question de la rémunération (salaire vs dividendes) a un impact direct sur les cotisations retraite et sur la capacité d'épargne disponible pour les solutions complémentaires. Une rémunération mal calibrée peut à la fois sous-cotiser en retraite obligatoire et laisser trop peu de capacité pour le supplémentaire.

Exemple anonymisé

Un consultant indépendant, 38 ans, versait 200 euros/mois sur une assurance-vie en fonds euros "pour sa retraite". Simulation : à 65 ans, capital constitué d'environ 78 000 euros (hyp. +1,5%/an). Rente mensuelle générée : environ 260 euros/mois. Son besoin identifié : 2 400 euros/mois de complément. Écart : 2 140 euros/mois non couverts. Ajustement mis en place : PER + SCPI + assurance-vie architecture ouverte. Projection révisée : 2 100 euros/mois de complément (hyp.).

La solution : les trois leviers à actionner maintenant.

Levier 1 : le PER TNS — déduction et capitalisation

Le PER permet aux TNS de déduire leurs versements de leur revenu imposable — avec des plafonds plus élevés que pour les salariés. En régime Madelin ou PER individuel, le plafond peut atteindre 10% du bénéfice imposable + 15% de la part du bénéfice entre 1 et 8 PASS, soit potentiellement plus de 80 000 euros par an pour les revenus élevés (source : impots.gouv.fr, article 154 bis du CGI). Chaque euro versé génère une économie fiscale immédiate ET constitue un capital retraite.

Levier 2 : la SCPI — revenus complémentaires dès maintenant

La SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) permet de percevoir des revenus locatifs réguliers sans gestion directe. Pour un indépendant, c'est une façon de construire un flux de revenus qui sera déjà en place à la retraite — et qui allégera la pression sur le capital à constituer. Investissement possible au comptant, à crédit ou en nue-propriété pour différer la fiscalité pendant les années d'activité.

Levier 3 : l'assurance-vie — flexibilité et transmission

L'assurance-vie reste le support de capitalisation le plus flexible. Disponible à tout moment, fiscalité allégée après 8 ans, transmission optimisée. Pour un indépendant dont les revenus peuvent varier d'une année à l'autre, la souplesse des versements (libres, sans engagement) est un avantage décisif par rapport au PER.

Exemple anonymisé chiffré

Une professionnelle libérale, secteur juridique, 44 ans, revenu net 6 500 euros/mois. Mise en place : PER 700 euros/mois (économie fiscale immédiate 2 520 euros/an à TMI 30%) + SCPI 20 000 euros au comptant (revenus hyp. +5%/an) + assurance-vie 300 euros/mois architecture ouverte. Projection à 65 ans : complément de retraite estimé 2 400 euros/mois (hyp.). Écart initial de 2 800 euros/mois réduit à 400 euros. Effort mensuel total : 1 000 euros — partiellement financé par l'économie d'impôt PER.

Ce qu'il faut retenir.

Être indépendant, c'est avoir plus de liberté — et plus de responsabilité sur sa retraite. La retraite obligatoire ne suffira pas. Mais elle n'est pas censée suffire seule. Les outils existent. L'enjeu, c'est de les actionner suffisamment tôt pour que les intérêts composés fassent leur travail.

Thomas Poinsard, CGP indépendant Lyon, accompagne les professions libérales et TNS pour construire ce complément — méthodiquement, sans produit imposé, avec un audit préalable systématique.

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FAQ retraite indépendant et TNS.

Quel est le taux de remplacement moyen pour un indépendant en France ?
Entre 30% et 40% des derniers revenus professionnels, selon le régime et la durée de cotisation. C'est deux fois moins que pour un salarié du privé (70-75%). Ce déficit structurel impose une épargne retraite supplémentaire pour maintenir son niveau de vie. (source : DREES, Les retraites et les retraités, édition 2024)
Combien un indépendant peut-il déduire sur un PER ?
Le plafond est plus élevé que pour les salariés : jusqu'à 10% du bénéfice imposable + 15% de la part du bénéfice entre 1 et 8 PASS. Pour les revenus élevés, cela peut représenter plus de 80 000 euros de déduction annuelle. Le montant exact dépend du régime fiscal (BIC, BNC, IS) et de la structure juridique. (source : impots.gouv.fr, article 154 bis du CGI)
À quel âge un indépendant doit-il commencer à préparer sa retraite ?
Le plus tôt possible — idéalement dès le début de l'activité. L'effet des intérêts composés est exponentiel : un euro investi à 35 ans produit significativement plus qu'un euro investi à 50 ans, à taux identique. Commencer à 40 ans reste largement suffisant. Commencer à 55 ans nécessite un effort financier beaucoup plus important pour le même résultat.

Thomas Poinsard - CGP Indépendant à Lyon

ORIAS #24001667 · CIF · CNCEF agréé AMF · Groupement Inovea
J'accompagne les professions libérales et TNS pour construire leur retraite supplémentaire — avec un audit de situation systématique avant toute recommandation.